La marque employeur chez les ESN : revenir aux fondamentaux ?

By 5 février 2019 février 25th, 2019 Blog

Les ESN – entreprises de services numériques – ne sont pas des organisations tout à fait comme les autres. Bien qu’elles aient été dans les premières à s’intéresser à la marque employeur il y a vingt ans, bien qu’elles consacrent aujourd’hui encore beaucoup de ressources au recrutement, leur taux de turnover demeure très élevé. Pourquoi construire une marque employeur solide, seule capable de fidéliser les talents, s’avère-t-il si compliqué dans le cas des ESN ? Comment faire pour y parvenir ?

Les « vieux démons » des ESN vis-à-vis de la marque employeur

Il y a environ vingt ans, le vocable « start-up » était surtout utilisé pour désigner les jeunes pousses du secteur des nouvelles technologies. La croissance de celles qu’on appelait alors les SSII (sociétés de services et d’intégration de systèmes informatiques) n’était entravée que par un problème : recruter suffisamment d’ingénieurs informaticiens qualifiés pour accompagner les projets des clients.

Comment attirer les profils prisés dans un contexte de « guerre des talents », la communication de recrutement de l’époque misait essentiellement sur des campagnes d’annonces diffusées dans la presse. Un changement majeur intervint dans cette communication : les ESN recherchant finalement les mêmes ingénieurs spécialisés en ERP ou en JavaScript, on se mit à parler dans les annonces davantage de l’entreprise-employeur que du poste. De ses projets, bien sûr, mais aussi de sa culture et de ses valeurs. L’annonce de recrutement devenait ainsi outil de marque employeur. Cette première percée de la marque employeur dans la communication de l’entreprise, pourtant prometteuse, allait s’avérer décevante.

De fait, jusqu’au milieu des années 2000, les ESN se sont mises à promettre beaucoup pour attirer les meilleurs candidats, sur trois thématiques majeures : épanouissement, formation continue, évolution professionnelle. Des promesses, hélas, souvent peu réalistes. Certes, certaines ESN pouvaient effectivement investir dans la formation continue et confier des projets de plus en plus importants à un collaborateur, mais comment garantir sérieusement un « esprit d’équipe authentique » ou une « ambiance épanouissante » à un candidat appelé à travailler en délégation chez un client sans jamais rencontrer ses collègues ?

En résumé, de nombreuses ESN ont promis sans tenir, sans réflexion préalable, encourageant sans le vouloir chez leurs candidats cibles un état d’esprit qui leur est encore reproché aujourd’hui : les ingénieurs informaticiens seraient des collaborateurs infidèles par nature, voire de cyniques mercenaires. De leur côté, ces derniers verraient leurs employeurs comme des « marchands de viande »… Échec de la marque employeur sur toute la ligne

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Laetitia Gallin

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